Dossier Conjoncture financière

Conjoncture financière à fin décembre 2025


L’exercice a été marqué par le changement de présidence au Etats- Unis, avec l’investiture de Donald Trump. Celle-ci s’est bien accompagnée de changements forts dans la politique américaine, avec notamment la politique des droits de douane mise en place vis-à-vis des différents partenaires commerciaux. Cette politique n’a pas conduit à l’effondrement de l’économie que l’on pouvait prévoir, ni à une flambée de l’inflation. L’économie américaine a bien ralenti pour finir avec une croissance du PIB de +1,9 % (estimée) en 2025, tandis que l’inflation a interrompu sa baisse, pour s’établir autour de 2,8 %, au-dessus des objectifs de la Fed.

Toutefois l’évolution du marché du travail a conduit la Fed à procéder à deux baisses de ses taux directeurs, contribuant à affaiblir le dollar par rapport aux autres devises. En zone Euro, l’activité économique a eu tendance à se renforcer pour atteindre une croissance du PIB de +1,5 % sur l’année. L’économie a été supportée par la moindre dégradation de la conjoncture internationale, la résistance de la consommation. Dans le même temps, l’inflation est revenue au niveau cible de la banque centrale européenne (BCE) de 2,00 %. Celle-ci a poursuivi la politique d’assouplissement monétaire initiée l’année précédente, en baissant le taux des dépôts de 3,00 % à 2,00 %.

Dans un contexte d’endettement élevé des états en Occident, les taux d’intérêt à long terme sont restés orientés à la hausse en anticipation des dépenses à venir en infrastructure (cas de l’Allemagne), dans la défense, du fait du vieillissement des populations (augmentation des dépenses de santé), de la transition énergétique. Couplé aux politiques monétaires accommodantes des banques centrales, on a assisté à un mouvement de pentification des courbes de taux au cours de l’exercice.

Comme nous l’avons signalé en début de texte, l’économie américaine a ralenti sans s’effondrer, avec un secteur des technologies toujours au centre des spéculations, tandis qu’en Europe l’activité se renforçait, ce qui s’est traduit, globalement, dans les résultats des entreprises et les progressions des indices boursiers (indice SP 500 +16,4 %, indice Eurostoxx 50 + 18,3 %).

Toute l’actu

de la finance

et de l’assurance vie

Retrouvez nos billets sur l'actualité classés par thématiques...